Interdit bancaire : une fatalité ? Vos droits et solutions

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Être interdit bancaire est une situation désagréable, mais ce n'est pas une impasse : la loi garantit à chacun l'accès à des moyens de paiement. Ce guide de 2019 a été revérifié en juillet 2026.

Interdit bancaire : de quoi parle-t-on ?

Deux situations distinctes, souvent confondues :

  • Interdiction bancaire (FCC) : après un chèque sans provision, vous êtes inscrit au Fichier Central des Chèques de la Banque de France et privé de chéquier, en principe pour 5 ans (moins si vous régularisez).
  • Inscription au FICP : après des incidents de remboursement de crédit, vous figurez au Fichier des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers.

Dans les deux cas, vous conservez le droit d'avoir un compte et une carte de paiement.

Le droit au compte

Si une banque refuse de vous ouvrir un compte, vous pouvez saisir la Banque de France au titre du droit au compte : elle désignera d'office un établissement, qui devra vous fournir les services bancaires de base gratuits, dont une carte de paiement à autorisation systématique (chaque opération est vérifiée, pas de découvert possible).

Les solutions immédiates

Sans attendre la procédure de droit au compte, plusieurs cartes et comptes sont accessibles malgré une interdiction bancaire, car ils fonctionnent en autorisation systématique et n'exigent pas d'historique :

  • Nickel : compte + IBAN français ouvert chez le buraliste ;
  • Veritas, Transcash, PCS : cartes prépayées avec RIB selon la formule.

Voir toutes les options vérifiées dans notre comparatif et notre guide carte bancaire prépayée avec RIB.

Sortir de l'interdiction

L'interdiction n'est pas définitive : en régularisant (provisionner puis représenter le chèque, ou rembourser la dette), vous pouvez lever l'inscription avant le terme. Pour vérifier votre situation, voyez comment savoir si l'on est interdit bancaire.

Sources : Banque de France (droit au compte, FCC, FICP) ; service-public.gouv.fr ; lesclesdelabanque.com.

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